Synthèse des premiers cahiers de demandes – Négociations 2025-2029
- Vincent Bernier
- 31 janv.
- 3 min de lecture
Les négociations pour le renouvellement des conventions collectives de l’industrie de la construction pour la période 2025-2029 ont débuté avec le dépôt des cahiers de demandes le 20 novembre 2024. Ces documents exposent les revendications syndicales et les propositions patronales dans un contexte économique marqué par une inflation persistante et des pressions financières accrues pour les travailleurs.

Un contexte économique sous tension
L’inflation et la hausse du coût de la vie ont une incidence directe sur les négociations, les syndicats cherchant à protéger le pouvoir d’achat des travailleurs, tandis que les employeurs mettent l’accent sur la gestion des coûts et la flexibilité opérationnelle.
Les revendications syndicales Négociations 2025-2029
Les demandes des syndicats portent sur plusieurs aspects cruciaux pour les travailleurs :
Augmentations salariales : +18 % dès mai 2025, suivi de hausses annuelles de 3 %.
Bonifications des indemnités : frais de déplacement, chambre et pension augmentés à 200 $ dès 2025.
Conciliation travail-famille : ajustement des horaires pour mieux répondre aux besoins des travailleurs.
Sécurité d’emploi : maintien des droits de rappel et protection en cas de formation obligatoire.
Les propositions patronales
Les employeurs souhaitent principalement :
Garder un contrôle sur les coûts d’exploitation en proposant des augmentations salariales progressives.
Flexibilité des horaires pour optimiser la productivité.
Mesures disciplinaires renforcées sur les cas de harcèlement et violence au travail.
Révision des frais de transport en fonction des distances parcourues.
Synthèse des divergences clés
Les discussions s’articulent autour de plusieurs points de divergence, notamment :
La structure des augmentations salariales.
L’harmonisation des conditions de travail entre les différents secteurs.
La répartition des frais de déplacement et d’indemnités.
Les mesures de sécurité et conditions sur les chantiers.
Les risques d’une grève : à quoi s’attendre ?
Avec des écarts importants entre les revendications syndicales et les propositions patronales, la question d’une grève plane sur les négociations. Si les discussions n’aboutissent pas à une entente satisfaisante pour les travailleurs, un conflit de travail pourrait être envisagé.
Quels seraient les impacts d’une grève ?
Sur les travailleurs : Une grève pourrait entraîner une interruption des revenus pour les travailleurs de la construction, bien que des fonds de grève existent dans certains syndicats.
Sur l’industrie : Les retards dans les chantiers pourraient avoir un impact majeur sur les projets en cours, notamment dans les secteurs résidentiel, institutionnel et génie civil.
Sur l’économie québécoise : La construction étant un moteur clé de l’économie, un arrêt prolongé des travaux pourrait ralentir plusieurs autres industries dépendantes du secteur.
Quelle est la probabilité d’un conflit ?
Les négociations passées montrent que les tensions augmentent généralement à mesure que les discussions avancent. Tout dépendra de la capacité des parties à trouver un terrain d’entente sur les points les plus conflictuels, notamment les hausses salariales et les conditions de travail.
Les travailleurs doivent donc rester attentifs aux prochaines annonces et se préparer aux différents scénarios possibles.
La fin de la convention collective : un enjeu clé
La convention collective actuelle prendra fin le 30 avril 2025. Cela signifie que si aucune entente n’est conclue avant cette date, les travailleurs pourraient se retrouver dans une période d’incertitude, où les conditions actuelles restent en place mais sans garantie d’améliorations à court terme.

Quels sont les scénarios possibles après l’échéance ?
Une entente avant l’échéance : Si les négociations progressent bien, un nouvel accord pourrait être signé avant la fin avril, évitant ainsi toute interruption ou tension dans l’industrie.
Une prolongation des discussions : Il est possible que les parties s’accordent sur une prolongation temporaire de la convention actuelle pour éviter un arrêt de travail tout en poursuivant les pourparlers.
Un conflit de travail : Si aucun accord n’est trouvé et que les syndicats jugent les offres patronales insuffisantes, une mobilisation des travailleurs et des actions syndicales plus musclées, comme des moyens de pression ou une grève, pourraient être mises en place.
Dans tous les cas, la fin de la convention collective marque un moment critique pour l’industrie et les travailleurs devront suivre de près l’évolution des discussions afin de comprendre les impacts possibles sur leurs conditions de travail et leur rémunération.
Prochaines étapes
Les négociations se poursuivront au cours des prochains mois avec l’objectif d’aboutir à une entente équilibrée pour l’ensemble des travailleurs et des employeurs de l’industrie de la construction.
Pour mieux comprendre les demandes, les offres patronales et les enjeux des négociations, consultez notre synthèse complète. Le document inclut également les grilles salariales par secteur et les ajustements proposés pour les prochaines années. Les négociations se poursuivront au cours des prochains mois avec l’objectif d’aboutir à une entente équilibrée pour l’ensemble des travailleurs et des employeurs de l’industrie de la construction.
Restez informés des avancées et des décisions majeures qui façonneront les conditions de travail pour les prochaines années.
Comments